CHÂTEAUX A L'OUEST

DE JUJURIEUX

   Château de Montaillet

 

 

Construction primitive 

 

 

Extension début XX°

 Le premier en date des châteaux de l’industrie, a été inauguré en 1850, par Gasparine et Jean Joseph Cottin, fille aînée et gendre de Claude-Joseph Bonnet, sous la forme d'une maison rectangulaire entourée d'annexes, dont une orangerie. Cet ensemble fut édifié par l’architecte lyonnais Desjardins. Il a été augmenté en 1912 par un important pavillon agrémenté d'une terrasse couverte dont les colonnes sont disposées en demi-cercle.

 Le paysagiste renommé Luiset, d’Ecully, est intervenu et a laissé un dessin du parc.

Château de Sénèche

Senèche  (1738 Senesche) selon Philipon, qui hésite entre origine ligure et celtique, vient de *senisca et peut désigner une tribu ligure des Alpes.

Construit pour Cyrille Cottin, petit-fils de Claude-Joseph Bonnet, par l’architecte lyonnais  Mallaval, à la fin du XIXe siècle. Le chantier s’ouvre en mai 1895 et l’inauguration, sous la forme d’une bénédiction a lieu au mois de septembre 1897. En contrebas du château se trouve une ferme assez pittoresque qui l'a précédé de peu.

 Le parc du château de Sénèche a été dessiné par Luiset. Une longue allée de peupliers conduit à la propriété, qui comprend aussi une agréable pièce d’eau sous les ombrages. De la terrasse du château, beau point de vue sur Jujurieux.

Cyrille Cottin

(1838-1905)

Industriel, né à Jujurieux en 1838 et mort à Lyon en 1905. Petit-fils et successeur de Claude-Joseph Bonnet, avec son beau-frère Antoine Richard (Les Petits-fils de C.J. Bonnet et Cie). A Lyon, il est membre  de la Congrégation des Messieurs et du Conseil central de la Propagation de la foi. Il est l’un des fondateurs du Nouvelliste, journal catholique conservateur, car il est soucieux, comme son frère, de la défense religieuse. Tout cela a des prolongements à Jujurieux où, à la suite de son père, il est aussi capitaine des pompiers, mais son influence est battue en brèche à la fin du siècle.

Château du Spey

Le Spey (Cassini Sepey, 1791 Le Ceppey / Sepey / Seppey, 1825 B5 B6 Devant / Sur le Spet) Viendrait comme le Sappel de *sappus, de couleur noir, le sapin, le lieu des sapins.

(cliché Jacques Grimbot)

Pavillon du Spey

 Du nom d'une ancienne ferme qui existe encore, il a été inauguré en 1867 sous la forme d'un grand chalet suisse élevé, pour Eugène et Adèle Duchamp, gendre et fille cadette de Claude-Joseph Bonnet, par l'architecte déjà cité Louis-Frédéric Benoit (le nom de chalet est encore employé par certaines parties de la famille pour désigner cette propriété). Il a été garni par la suite de tourelles, avant de perdre peu à peu ses balcons et donc son caractère d'origine, en raison des mesures imposées par le caractère mouvant du sous‑sol morainique. La pièce la plus intéressante de cette demeure est la grande salle à manger qui possède un très bel ensemble de papiers peints de la manufacture Zuber, de Rixheim (L’orage, Le berger, La vigie de Koat-Ven et Les côtes de Gênes, publiés en 1861-1862).

 De la terrasse du château, point de vue intéressant sur Jujurieux et l'usine, peut-être le plus beau   depuis les cinq propriétés qui se succèdent sur l’alignement de relief dominant le village, au nord.

Parc du Spey : Il a été dessiné et planté sous le Second Empire par  paysagiste Luiset. Dans ce parc, sur la hauteur, se trouve un pavillon plus ancien au toit galbé, qui date de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle.

 Château des Guerets

Les Guerets transformés en colonie de vacances

(CCE Navarre)

 Imposante construction édifiée pour Jean-Marie Pointet (1844-1919), associé des Petits-fils de C.J. Bonnet et Cie, marié à Claire Bonnet, petite-fille de Claude-Joseph Bonnet. Les plans furent établis en 1899 par l’architecte lyonnais Mortamet. Double point de vue, si l’état de la végétation le permet, sur Jujurieux et sur la plaine de la rivière d’Ain.