LA TUILIERE

La Tuilière : aucune attestation, pour l’instant, de l’existence d’une tuilerie en ce lieu. Un indice toutefois : les toponymes « Au Caronne » et « Sous les Caronnes » sont mentionnés en 1791, dans la section E, dite de « Seneche-Le Ceppey-La Tuiliere ». Le toponyme « Au Caronnes », section B2 dite de La Tuilière, figure encore sur le plan cadastral de 1825 et 1969. Le hameau de la Tuilière se situe sur les flancs d'un coteau, au nord de la commune. Partant de l'usine de tricotage et de La Brosse, le chemin de la Tuilière s'élève peu à peu, jalonné de villas de construction récente, édifiées au milieu de la verdure et des vergers. Passé la villa  Beauregard, le promeneur aperçoit le vignoble de la Tuilière (autrefois plus important), la ferme Besançon et il arrive à la Tuilière d'en haut qui, dominant le bourg de ses 347 mètres d'altitude, marque, en bordure du bois de Charmontay, la limite nord des constructions de commune. Constructions récentes et robustes maisons anciennes s’y côtoient, ces dernières rappelant que l’agriculture, la viticulture et 1'industrie textile (les hautes fenêtres des bâtiments anciens témoignent de la hauteur des pièces qui abritaient jadis des métiers à tisser) ont fait vivre le pays dans le passé. Le chemin de Fraîche-Fontaine, du nom de la source qui alimentait autrefois le hameau en eau, longe le vallon de l'Ecotet et rejoint la route de Breignes. La tradition orale dit que Le hameau de la Tuilière était le lieu de fabrique de tuiles pour les seigneurs de Varey, cette affirmation demande a être vérifiée.

La villa Beauregard  

Demeure entourée d’un parc, édifiée pour Edouard Philipon. Cette construction date de 1902 et elle est due à l’architecte Abel Rochet. A sa mort, son fils, Edouard Philipon, deuxième du nom, avoué à Vienne (Isère) et maire adjoint de cette ville lui succède dans cette propriété.

Edouard Philipon

(1851-1926)

Fils de Jules Philipon et de Césarine Bonnet, fille de Jean-Joseph Bonnet et de Jules Philipon fabricant de soieries à Lyon, associé de Jules Bonnet. Petit-neveu de Claude-Joseph Bonnet. Avocat, docteur en droit, archiviste de formation et entré dans la magistrature. Il se tourne vers  la politique, à la suite de son oncle Eugène Bonnet. Il épousa en 1884 Anna Beltz (+1929) et devient député de l’Ain en 1885, il est réélu jusqu’en 1898, sous l’étiquette de républicain radical, bien qu’il ait pu passer pour l’ami de modérés comme Sadi Carnot ou Jules Ferry dont il soutint la politique scolaire et coloniale. Il est conseiller général de l’Ain de 1893 à 1907 et maire de Jujurieux de 1900 à 1904. Il est à l'origine de la création de fruitières dans l'Ain. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont l’un sur le patois de Jujurieux (1892) et du remarquable Dictionnaire topographique de l'Ain (1911).

 

Eléments remarquables et particuliers

 Chemin de la Tuilière:

Au N° 40 - Une maison construite selon les plans habituels de la maison vigneronne: au rez-de-chaussée une cave ouverte à l'Ouest. Toiture à double pan, mur en lit régulier de pierre calcaire jaune sur la façade nord. Au 1er étage un balcon de pierre. L'accès se fait par un escaler de pierre. Une balustrade métallique avec des pommeaux décoratifs aux angles la décoration est en ogives entrelacées et une lyre avec la date 1874 et un cœur intégré entre les branches d'une lyre. Porte du XIX° siècle,  fenêtres avec encadrement de pierre calcaire blanche et rebord en surplomb. Au second étage les fenêtres sont de plus petites tailles.      

Au N° 42 44 46  partie ancienne de la Tuilière. Bâtiments en lits de pierre calcaire ocre avec toit en bascule (46). Encadrements des fenêtres  en bois, pierre d'évier.       

Au N° 48 50 constructions fin XIXème - maison vigneronne présentant un deuxième étage pour métiers à tisser (hautes fenêtres) lit de pierre ocre avec encadrement de pierre calcaire blanche belle entrée d'écurie avec voûte en anse de panier, escalier de pierre avec une rampe et balustre au motif de volute.   

Au N° 52 54 - Maison vigneronne sur 3 étages sur cave. Façade enduite, toit à double pans et une avancée brise vents. Fenêtre avec cadre en pierre calcaire blanche et escalier à double volée, balustrade métallique avec volute en haut et ne bas. Séchoir à bois et niche avec Saint-Joseph.     

En face du N° 50 une pierre verticale, vestige du lavoir et de l'abreuvoir déplacés, à la place du four subsiste une niche.     

A partir du N° 31 :        

- Maison vigneronne avec dépendance rénovée vers 1874 (premier étage à grenier) balustre avec une décoration en ogives entrelacées. Jointage souligné à la truelle.    

- Maison vigneronne de trois étages sur cave, escalier avec balustre à double volutes avec pommeaux aux angles, encadrement des fenêtres en pierre calcaire blanche. Enduit de façade avec chaînage en trompe l'œil (fin XIXe siècle).       

- Maison vigneronne basse avec un étage et un grenier.