Le Grand Champ

 Le Pont du Riez,du nom du pont sur le ruisseau à cet endroit avec un oratoire au rond point, avec écrit  sur une plaque en marbre "le verbe s’est fait chair il a habité parmi nous" jubilé de l’an 2000. Il est en pierre, surmonté d'une petite croix, autrefois il était attenant a un mur de clôture et il a été récemment déplacé là.  

 Au pont du Riez : Le Val Rose. A l'origine, le domaine du Curson est acquis de Victor Quinson par Félix Alliod, ancien négociant en fourrures, en 1898. Celui-ci fait construire une maison bourgeoise et aménager le parc, qu’il vend en 1922 à Georges Dupont, ingénieur, créateur d’un tissage de soieries de 2000 ouvriers à Patterson, près de New York. De retour des Etats-Unis, lors de la crise de 1929 et établi à Nice, le nouveau propriétaire qu’on appelait à Jujurieux, avec sa famille, les américains, adjoint à l’édifice existant une tour ainsi qu’une spacieuse véranda, et lui donne son nom actuel,inscrit sur le portail.

Villa du Curson ou Val Rose     

  Avenue de Verdun :

  N° 8 : belle maison carrée, le chaînage d'angle et les encadrements de fenêtre sont en pierres blanches. La façade principale est en pierres de taille et les autres façades en appareillage  plus grossier. L'escalier et le palier en pierre avec une balustrade ouvragée couvrent la moitié de la façade. A l'étage une belle porte avec une imposte, dans un encadrement de pierre mouluré, est surmontée d'un balconnet. Sur l'imposte de la porte du bas inscription des initiales M.A. Sur la toiture à quatre  pans s'ouvrent deux lucarnes en façade Sud.  

  N° 10 : cette  maison  a abrité la pharmacie durant un siècle. A l'étage trois balconnets avec des grilles ouvragées. La toiture forme pignon en mur en façade Sud. A l'Ouest une lucarne en zinc finement sculptée en forme d'œil de bœuf  sur la toiture.  

  N° 32 : maison carrée avec une toiture à quatre pans recouverte de tuiles écailles, ouverture d'une lucarne à toit saillant, au-dessus de la façade Est. Construite en 1880 par l’agent voyer d’arrondissement Colombain, puis achetée plus tard par M. Joseph Pittion. C’est là que mourut  le docteur Boccard, lequel avait abandonné son cabinet médical pour mieux exercer ses fonctions de député.   

  N° 40 : maison rectangulaire, en pierres,  avec une toiture à quatre pans couverte de tuiles mécaniques. Belle porte ouvragée dans un encadrement en pierre chanfreiné. Au deuxième étage les encadrements de fenêtre sont en brique.  Legroupe scolaire Charles Juliet.

(cliché Martine Alliod)

Ce bâtiment situé dans le parc municipal du château de Valence, a été inaugurée le 6 septembre 2008. Construit suivant les plans du cabinet Fontanière il témoigne d'un souci d'adaptation à ses occupants et à son usage. Ecole maternelle (77 élèves à la rentrée 2009)  école primaire (130 élèves à la rentrée 2009). Il remplace l'école communale précédemment installée dans le bâtiment de l'hôtel de ville sur la place du village, qui ne respectait pas les normes de sécurité actuelles.

  Rue de la Flodière :

  N° 1 : en haut du mur du pignon sud, se trouve une niche entourée de briques, avec une vierge en plâtre peint.

 

(cliché Jacques Grimbot )

  N°9 : bâtiment en longueur, la partie au fond de la cour est percé de grandes baies avec des encadrements en pierres et briques. Anciennes dépendances de l'école voisine. N° 11: Maison clos de murs, ancienne école privée, édifiée par Claude-Joseph Bonnet et par son gendre Joseph Cottin en 1865. Du  portail de l'époque, il subsiste deux pieds droits massifs en pierre de taille. Le bâtiment de la Flodière, d'un style proche de celui des anciennes fabriques de la manufacture de soieries, est un quadrilatère à deux étages, avec deux façades principales à sept fenêtres et un toit à quatre pans couvert de tuiles brunes, plates et rectangulaires. Dans la cour, quatre platanes. Habitation privée aujourd'hui.

Il s'agissait d'une école de garçons tenue par les frères des  Ecoles chrétiennes : les fondateurs mettaient à leur disposition un vaste bâtiment spécialement construit à cet effet ainsi qu'un capital en rente d'Etat destiné à assurer la gratuité de l'enseignement. L'enseignement de cette école était complété par un cours du soir destiné aux jeunes gens et aux ouvriers adultes. Elle fut sécularisée (non tenue par une congrégation) en 1904, tout en restant gratuite, aux frais d'une Association pour l'enseignement libre à Jujurieux, régie selon la loi de 1901. Elle ne comprenait plus à cette époque que les classes d'instruction primaire.

 Rue du champ de foire :      

  N°5 : maison bourgeoise sur deux niveaux avec un escalier en pierre droit, deux niveaux, les combles aménageables, la toiture à quatre pans est recouverte de tuiles plates. Dans la cour un four, à l'arrière un balcon ouvragé sur toute la largeur du bâtiment.    

Le Champ de foire à conservé ses platanes mais sa spécificité a disparu. Devenu square, parking, jeu de boules, il permet l'accès au stade de l'US Jujurieux. A l'extrémité Ouest, les anciennes halles édifiées en 1886‑1887 par l'architecte lyonnais Emile Thoubillon (né à Poncin), d’après un avant projet intéressant furent reconstruites sur toute sa profondeur  en 1904. Autrefois sur la place de la mairie,elles ont été transformées en partie pour accueillir un temps le local des pompiers.    

 Dans le square, une Fontaine du square dont le bac octogonal est en pierre, il porte l'inscription "1850", fontaine anciennement  sur  la place d'armes,  le bassin est mouluré. L'architecte: Bolliet Félix. Le tailleur de pierre : Blatrix C. Pierre de Neuville-sur-Ain. La colonne centrale a été remplacée par un tuff alimenté par la "source de la vierge".

L'ancienne fontaine de la place d'arme (cliché Martine Alliod)

 Stèle au square avec comme inscription: square du 19 mars 1962, date du cessez le feu en Algérie. "La meilleure sépulture des morts c'est la mémoire des vivants" André Malraux.

 Croix de Mission, au carrefour du bas du pays, près de la maison médicale. Haute croix en fer forgé finement travaillé où l’on peut remarquer un agneau, un cœur et une guirlande avec des raisins et des épis. Le socle en pierre plus ancien comporte l’inscription "Mission 1846".

(cliché Martine Alliod)

 Le poids public (maintenant disparu): Il était installé près de la croix de mission  au bas du village. La fosse de pesée est maintenant goudronnée, il ne reste plus rien  de visible actuellement.

   La gare (pour mémoire) :  elle était située près de l’ancien champ de foire, terminus de la ligne Tramways de l'Ain - Pont d’Ain – Jujurieux  via Saint Jean le Vieux, ligne qui se prolongeait dans l’enceinte de l’usine Bonnet par une tranchée  en passant sous un pont métallique de 3,50 m d’ouverture. Cette gare des plus modestes n’en était pas moins de la catégorie de 1ère classe des Tramways de l’Ain. Elle possédait une pièce pour les voyageurs, avec un petit guichet derrière lequel l’employé de la gare avait son logement. Il y avait une halle à marchandise accolée.

Une dame Perrin a été la dernière préposée et distribuait des billets pour le car qui faisait la navette entre Jujurieux et Saint-Jean-le-Vieux, où il faisait correspondance avec le tramway descendant de Nantua pour aller à Ambérieu et vice versa. Par la suite le car Nantua-Ambérieu et Ambérieu-Nantua fit le détour pour desservir la gare de Jujurieux, avant de monter sur la place de la mairie.

La gare a été rasée au début des années 1970 pour faire place à des terrains de tennis. Une halte avec une voie en impasse et hangar existait au pont du Riez. De là, une extension fut réalisée en 1911 pour l’usine Olivier puis des Ciments Lyonnais. La voie fut déposée en 1952.

  Après le quartier du grand champ, par la route de Neuville et a l'intersection avec la départementale 1084 : le pont Levrat à deux arches avec une balustrade métallique sur cette même route.