Les Côtes

 

 

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La rue du Docteur Boccard

    

        Elle fait la liaison avec le quartier du Grand Champ et dans laquelle figure son buste, sculpté par Muscat, inauguré en juillet 1938. Il est posé sur un socle de pierre avec les inscriptions sur le socle:

 

Docteur M.Boccard 1869-1928

 Maire de Jujurieux,

Conseiller Général, Député de l’Ain

 

[Cliché Martine Alliod]

          Le château des Evettes  bâti en 1860, au pré Savoy, pour Jules Bonnet, neveu de Claude-Joseph Bonnet. L'architecte en fut Louis‑Frédéric Benoît (l831‑1899), fils de celui qui reconstruisit l'église. Ce château est celui dont l'architecture est la plus élaborée. Il a été élevé dans le style néo‑renaissance et certaines décorations ouvragées de ses fenêtres, ainsi que le dessin de ses tourelles rappellent Azay‑le‑Rideau. Ses charpentes sont remarquables. L'intérieur est pourvu d'un escalier en pierres de taille très élancé, mais il a perdu ses cheminées d'époque Second Empire, qui ont été démontées, à une époque récente, où le château était devenu un centre de colonie de vacances et dont l'une orne le salon de l'hôtel de ville d'Arpajon (Essonne).Actuellement il fait partie de l'ensemble constitué par la maison de retraite.

Jules Bonnet

(1811-1878)

 Frère d'Eugène Bonnet, fabricant de soieries à Lyon, né en 1811 et mort en 1878 à Jujurieux. Président du Conseil des Prudhommes, membre de la Chambre de Commerce et du Conseil municipal de Lyon.  Retiré à Jujurieux où il a construit un château, il se présente aux élections législatives de 1876, comme candidat conservateur du Maréchal de Mac Mahon, au moment où son frère se présente à gauche aux élections sénatoriales. Eugène est élu mais Jules mord la poussière.

      Faisant face au précédent, de l'autre côté de la rue, le château dit de Valence (du nom d'Alfred de Valence de Minardière, gendre et successeur, dans la seconde moitié du XIXe siècle et jusqu'aux premières cartes postales, de Mme Rogniat née Maupetit), pourrait bien être la survivance d'une maison forte mais le décor de façade en a été complètement rénové au début du XXème siècle par une famille d'industriels de la Schappe de Tenay (Ain), les Quinson. Il fut appelé aussi anciennement maison Fassier. Il devint, au cours de la seconde moitié du XXe siècle, la maison d’enfants dite du Pradillou.

 Le Parc du château de Valence, ou il y avait de nombreux arbres fruitiers, est maintenant parc municipal. L'entrée monumentale du parc est accessible par un portail encadré de deux portes latérales, le tout en fer forgé. Les pieds droits massifs en pierre sont surmontés de chapiteaux. Un pressoir y est exposé. L'école publique est implantée dans l’ancien parc depuis 2009.

 A gauche de l’entrée du château de Valence, rue du Dr Boccard, se trouve dans l’enclos une petite maison, rhabillée depuis, mais appelée jadis maison de la fontaine et qui fut louée par le baron Maupetit au médecin Jean Ducati, refugié politique originaire de Venise. Celui-ci demeura et exerça à Jujurieux de 1834 à 1844, avant de s’établir à Fontaine, près de Chalon-sur-Saône et de regagner peut-être ensuite l’Italie.

  

Château des Evettes      

(son parc est ombragé de beaux arbres)

Château de Valence

(un portail de grandeur  respectable en fer forgé avec deux portes latérales ouvre sur le parc où l'on peut voir de nombreux arbres fruitiers)

 

        Statue en fonte, reproduction de la Vierge de Fabisch placée sur le clocher de Fourvière, posée sur une colonne constituée de deux pierres, (la plus longue était l’une des deux colonnes qui soutenaient le porche de l'ancienne église). Cette colonne de près de 4 m est elle-même sur un haut socle de pierre. Inaugurée en 1853.

 Les inscriptions gravées dans la pierre sont partiellement effacées.

      Une plaque de marbre sur le pilier : " Paroisse de Jujurieux à Marie 11 juillet 1944 ", apposée à la demande du curé de Jujurieux pour remercier la Vierge d’avoir épargné Jujurieux, lors du déclenchement de l’offensive allemande dans notre région, le 11 juillet 1944, une colonne d’Allemands qui se présentait à l’entrée du village ayant fait finalement demi-tour. Le curé Bellime n’emporta pas l’adhésion générale à ce sujet.        

 Ce monument de la Vierge a pris la place, en 1853, de la fontaine publique de Jujurieux, la seule qui existait dans le village jusqu’au milieu des années 1840. Elle donnait alors son nom à la côte de la fontaine, appelée ensuite, du nom des aubergistes de Jujurieux, côte Durand, puis côte Bernard, avant de recevoir le nom officiel de rue du Docteur Boccard. En 1853, la fontaine fut déménagée avec son bac et placée un peu plus bas ; elle prit alors le nom de fontaine de la Vierge. Plus tard, en 1938, elle céda la place au monument du docteur Boccard et fut placée à nouveau plus bas, au carrefour, face à la Croix de Mission, pour être supprimée définitivement au début des années 1970.

[Cliché Martine Alliod]

 

       

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La Côte Savarin

César Savarin

(1771-1816)

 Né à Jujurieux en 1771, guillotiné à Bourg en 1816, ancien soldat puis lieutenant des armées de la Révolution, admirateur de Napoléon, retiré à Saint-Jean-le-Vieux, actif aux Cent-jours. Il fut accusé, lors du second retour des Bourbons, de fomenter un complot bonapartiste et d'organiser une bande rebelle prête à résister dans les montagnes du Bugey. Arrêté à Poncieux, après la découverte de la conspiration Didier à Grenoble, il fut l'objet devant la Cour d'Assises de Bourg d'un véritable procès politique et condamné à mort pour faire un exemple (Voir à la bibliographie l’étude de C. Schneider). Il appartient à une lignée de quatre générations de notaires à Jujurieux, de 1752 à 1895, avec Joseph, Jean- Claude, Marie-César et Ernest. Jean Claude Savarin (1762-1831), notaire royal, fut élu, à la majorité absolue, procureur de la commune, lors de la première élection municipale du 1er février 1790. Il fut maire de Jujurieux de 1802 à 1808. Frère aîné de César Savarin, il prit sa défense en 1816 et fut inquiété.

 Les Savarin 

Quatre générations de notaires à Jujurieux, de 1752 à 1895, avec Joseph, Jean- Claude, Marie-César et Ernest. Jean Claude Savarin (1762-1831), notaire royal et procureur à Jujurieux, est élu à la majorité absolue lors de la première élection municipale du 1er février 1790. Il fut maire de Jujurieux de 1802 à 1808. Frère aîné de César Savarin, il prit sa défense en 1816 et fut inquiété.

         N°  3 : belle porte du XVIIIe siècle avec un encadrement remarquable et en contrebas, porte de cave sur laquelle subsistent, taillés en creux, des graffitis de la fin du XVIIIe siècle portant notamment les noms de Jean Goy et celui  de C.J. Bonnet : la maison paternelle de ce dernier se trouvait à proximité, dans la rue de l’église

 

     N° 5 : Ancienne maison des notaires Savarin et maison natale de César Savarin. Elle date du XVIe siècle. Il reste de belles ouvertures chanfreinées, remaniée à plusieurs époques. Porte avec un blason non gravé, à l'intérieur un escalier de pierre, tournant droit, le seul escalier en pierre des maisons bourgeoises de Jujurieux, avec celui de la maison dit de l’Orangerie mais qui est beaucoup moins ancien.

 

          Impasse Savarin  avec au N° 4 : fenêtre à meneaux avec grille de protection d'origine.

 

N°  3

fenêtre à meneaux avec grille

 

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La Côte Levet

Gaspard Levet

Seigneur de Malaval, né à Jujurieux en 1700, Commissaire du Conseil, président de la commission de Valence, ou chambre ardente, instituée par la Ferme Générale pour juger en dernier ressort les contrebandiers. C'est lui qui par un jugement souverain du 24 mai 1755, condamna et fit exécuter le contrebandier Mandrin. Sa résidence à Jujurieux qu'il tenait des Cortois, famille importante du pays au XVIIème siècle, était la Maison bourgeoise, achetée plus tard par le soyeux Bonnet, d'où, à proximité, le nom de rue : la côte Levet.

      Au N° 1: l’Orangerie.

  Histoire : cette maison bourgeoise a été appelée au XIXe siècle la maison de Champollon. Elle appartint successivement à la famille Levet (Mme Victor Orset de Latour née Levet), puis à Claude-Joseph Bonnet qui la louèrent à la veuve du général de Champollon, laquelle y mourut en 1851. Le manufacturier transforma alors la maison, puis y logea sa sœur et son beau-frère Lacroix, décédé en 1855, avant de la mettre à la disposition de sa fille Adèle et de la famille Duchamp, pendant le temps de l’aménagement par ceux-ci de la propriété du Spey. Puis, à la mort de Claude-Joseph Bonnet, en 1867, la propriété fut dévolue à son fils cadet Louis, célibataire, qui fit à son tour des travaux dans la maison et dans le clos. Il la vendit en 1884 à la commune de Jujurieux pour qu’elle devienne le nouveau presbytère. Au cours du XXe siècle, la commune y logea des médecins. Le Dr Boccard, notamment, y tint son cabinet. Dans Le Poème du Bugey (1918), son ami Pierre Aguétant chanta le charme de la maison qui fut le sujet de l’une des illustrations de l’ouvrage, des petits dessins délicats dus au peintre Johannès Son.

       Description: maison en L composée d'une aile d'habitation, d'une tour. Couverture de tuiles écailles type toiture bourguignonne, la  toiture de la tour est à quatre pans. A l'arrière  un escalier à double volée avec un balustre en fer forgé. A l'intérieur un escalier tournant en pierres de taille numérotées avec quatre paliers, le balustre ouvragé de volutes en fer forgé et surmonté d'une main courante en bois. Cinq cheminées de marbre dans les différentes pièces. Dans une grande cave; deux piliers bois sculpté sur dé de pierre soutiennent le plafond.

        Au fond du jardin un appentis avec une colonne centrale en pierre composée d'un fût cylindrique et d'un socle sculpté. La clôture en pierre taillée de 1.30 de hauteur est surmontée d'un grillage ouvragé, de l’époque des travaux de Claude-Joseph Bonnet. Deux piliers de pierre encadrent le portail de même facture que le grillage.