Les Ecoles de Jujurieux

Histoire

 Elle remonte à la donation, en 1611, d’une maison par un habitant de Jujurieux, Gaspard d’Orset, pour y établir un hospice. Cette maison fut organisée par les curés de Jujurieux et les syndics du village… en école et en presbytère. La maison d’Orset était située à l'endroit de l'actuelle place de la mairie. En 1802, elle héberge des instituteurs et leurs élèves, en même temps que le presbytère et, depuis la Révolution, la salle de la maison commune faisant office de mairie ! Les filles, qui avaient droit, en un autre lieu, à une institutrice se la voient supprimer par la municipalité, cette année-là, comme étant inutile pour des filles d’agriculteurs, puis rétablir en 1805 par la préfecture.     

 Par la suite, la pittoresque maison d’Orset fut démolie et remplacée en 1839, sur son emplacement, par un nouveau bâtiment ayant la même triple affectation.     

 Auparavant, en 1819, les sœurs de Saint-Joseph de Bourg avaient ouvert au centre du village une école de filles, ce qui entraîna, pour des décennies, la disparition de l’institutrice communale.        

 Cela étant, l’école communale des garçons (qui se limitait à une salle de classe) poursuivit sa carrière dans le bâtiment de 1839. Mais voilà qu’en 1858, la municipalité décide de lui construire un nouveau local (aujourd’hui celui du centre aéré) qui est achevé l’année suivante. Or, en 1867, l’instituteur dut l’abandonner aux sœurs et réintégrer la salle basse de la mairie, pour laquelle on se contenta de faire des travaux de propreté. Il faut dire que la création, par Claude-Joseph Bonnet, de l’école de garçons de la Flodière, tenue par des frères, école privée et gratuite, lui enlevait beaucoup d’élèves. Il s’en fallut même de peu que l’école communale de garçons ne soit supprimée ! Et en 1872, le statut d’école communale fut attribué à l’école de filles des sœurs.     

 Mais, en 1882, peu après l’arrivée au pouvoir, en France, des républicains, la municipalité se vit imposer la laïcisation de l’école des sœurs, l’école publique de filles renaissant alors de ses cendres. Les sœurs et leurs élèves, après avoir été hébergées au château de Valence, se transportèrent en 1885 à Cucuen, dans un vaste bâtiment construit pour elles par Cyrille Cottin et sa sœur Angèle Richard.     

 En 1884, le curé quitta le complexe presbytère-maison commune-école et la municipalité y aménagea, peu après, deux salles de classe de garçons, un logement pour deux instituteurs et une salle de mairie agrandie. L’avant projet de l’architecte Emile Thoubillon de 1885 n’aura pas vu le jour.    

Tandis qu’en 1902 pour l’une et en 1904 pour l’autre, les écoles confessionnelles manquaient, à leur tour, d’être fermées, il fallut attendre 1905, le Dr Boccard étant maire, pour que les deux écoles publiques, celle de filles et celle de garçons, soient installées dans l'imposant bâtiment de l'hôtel de ville construit, notamment, à cet effet (Voir Hôtel de Ville).

Des Ecoles dans les hameaux

  Chenavel - Une école est installée en 1868 dans des locaux existants qui nécessitent des travaux d'aménagement. Cette école a perduré jusqu'en 1962 (7 éléments scolarisés). Son effectif étant encore de 16 élèves durant l’année scolaire 1954 - 1955. Dans le haut du village, la maison qui l’abritait a conservé sous l’avant toit, la cloche qui rythmait la journée des écoliers.

(Photo coll. Marie Claude Buffière)

Les écoliers de Chenavel    

  Chaux - La demande de création d'une école dans le hameau pour les enfants de Vieillard la Combe et Chaux émerge en 1873. Elle est été située alors dans une maison après plusieurs actes de vente et de rachat. Elle ferme en 1962.

 Cossieux  Dès 1882, avec l'accroissement de population provoqué par l'implantation et le développement de l'Usine Olivier et l’arrivée d'immigrants italiens, les habitants de Cossieux, du Bévieur et de Lhuire demandent à la municipalité la construction d'une école pour les enfants de ces trois hameaux. Le 25 mars 1911, le projet est adopté par le conseil municipal. Le 1er mai 1913, avant d’envisager une construction nouvelle, l’école est installée au rez-de-chaussée de la maison Dubreuil. L’architecte Rochet dessine les plans de ce futur édifice qui ne verra jamais le jour. A noter, le 3 juillet 1927,  une  dernière protestation des habitants de Cossieux, Lhuire et Le Bévieur contre  la fermeture  de l’école (voir aussi : les écoles privées de la Flodière et de Cucuen).