Rue de l'église

  L'Eglise        

 Croix place de l’église: Croisillon finement travaillé posé sur un socle en pierre. Inscription sur le socle : grand jubilé de l’an 2000.       

 N° 13 Maison bourgeoise en face de l’église.  Histoire : ancienne maison Cortois  au XVIIe siècle, passée aux Butavand, puis aux Genevay au XVIIIe siècle et par eux à la famille Durand, dont Henry Durand (1796-1873), Conseiller à la Cour d’appel de Lyon, auteur de la Notice sur le village de Jujurieux, et sa sœur Anne Orset de Latour. La maison passa ensuite aux descendants Durand, les Fayard puis les Olphe-Galliard. Elle fut alors vendue pour la première fois et parvint à la famille Voiturier et Lebert.  Description : bâtiment en pierres avec  petit appareil non homogène, la toiture à quatre pans est couverte de tuiles canal rectangulaires. Sur la façade sud, une succession de 6 fenêtres surmontées d'un arc de décharge en pierres et en briques. Sur la façade côté rue, au dessus de la porte un plaque commémorative porte l'inscription:

A propos du 2° BCP :     

Le 2e bataillon de chasseurs à pied, dont la devise est «toujours servir gaiement», déjà présent pendant la guerre de 14-18 et s’y étant illustré, s’installe à Jujurieux en provenance de Mulhouse après l’armistice du 22 juin 1940. Son PC est dans la maison Voiturier (voir plaque). Les hommes de troupe sont cantonnés dans l’usine Bonnet, à la Courbatière et dans des baraquements installés à Cossieux sous Panissières. L’infirmerie est placée face à la maison bourgeoise dans l’actuelle rue Claude Joseph Bonnet. Les cadres logent chez l’habitant. Lors de sa dissolution, il a fourni bon nombre de résistants et quelques maris aux jeunes filles de la commune. L’intérieur de cette bâtisse n’a guère changé depuis l’époque d’Henry Durand, notamment son rez-de-chaussée avec à la suite : la cuisine ancienne, la salle à manger et le salon. Au premier étage on peu même voir le cabinet de travail, avec sa bibliothèque murale aux boiseries de style Empire ou Restauration, de l’ancien juge de paix Mathieu Durand (1764-1843) qui prit sa retraite en 1828…      Une vaste terrasse ombragée surmonte un beau parc dans lequel on descend par une suite de deux escaliers en pierres de taille. Le parc est clos de murs en pierres, arboré de tilleuls, de marronniers et de sapins. L'entrée dans la propriété se fait par un portail en bois encadré de deux piliers avec leur corniche. Dans ce parc, un magnifique cèdre était autrefois visible depuis la côte du Dr Boccard, planté, dit-on, pour le sacre de Napoléon 1er ! Cet arbre fut placé là plus tard, si l’on en croit un petit dessin représentant la propriété et datant de 1874, où on ne l’aperçoit pas encore.

N° 15 prolongeant le N° 13 sur deux niveaux avec deux fenêtres à meneaux et une à demi-murée, cette ancienne aile de la même propriété fut habitée au XIXe siècle par Mme de Latour et au XXe siècle, dans l’entre-deux guerres par la photographe Borron.   

En face du N° 13 dépendance de la même propriété, avec une belle porte en bois comportant un encadrement en pierre chanfreiné et un arc en plein cintre : au sommet, un écusson sans arme. Fenestron avec deux tiges en fer forgé.

N°15

Face N°13

Côte Canarie   

Au N° 7 et au N° 9 deux beaux ensembles restaurés, au N°7 la toiture d'origine à balancier est conservé. En face une  belle grange avec un linteau au bois tortueux.  

  Une borne d'eau qui ne fonctionne plus existe encore .