SOUS CHALY

Sous-Chaly  on peut y voir un nom dérivé de *kal, montagne pierreuse.

Il ne s'agit pas à proprement parler d'un hameau bien qu'il fut rattaché parfois à Cossieux mais d'un lieu dit au bord de la départementale 12 et qui à l'origine était certainement constitué de deux où trois maisons et à l'intersection de deux vallées encaissées: celle du Riez et celle du ruisseau de Marlieux. Cependant cette situation bénéfique du point de vue hydraulique a permis de développer, dès la Révolution française l'industrie de la papeterie jusqu'au milieu du XIX°siècle puis celle du bois avec une scierie dont on peut encore voir les vestiges.              Une prise d'eau sur le Riez par un système de vannes pour le canal d'alimentation de l'ancien moulin Vinoche.      On peut voir encore la roue qui faisait fonctionner l’ancienne scierie (sur la commune de l’Abergement-de-Varey)      Deux ponts : l'un très ancien sur le Riez à la hauteur de l'ancienne scierie Jarret, permettant un passage possible avant la nouvelle route vers Lhuire et aujourd'hui ouvrant sur de vieux bâtiments. L'autre sur le Marlieux au carrefour de la D12 et de la route menant vers Boyeux Saint-Jérôme.    La passerelle de la Dame Blanche en contrebas de la D12 permet de traverser le ruisseau de Marlieu sur le sentier allant de Poncieux au Châtelard de Lhuire. Elle a été réalisée à l’initiative du CRPJ (Club de Randonnées Pédestres de Jujurieux).

La scierie en ruine  vers 1970   

L'entreprise Olivier, fabrique de ciment et de chaux qui vint s'implanter à Cossieux à la fin du XIX° siècle, décida de faire creuser des galeries dans la montagne sur la rive droite du ruisseaux de Marlieux à l'intersection de la route avec Saint Jérôme pour en extraire la roche pour son usine. En 1910 sur le lieu dit "les Barattes", le marquis de Poncins fait construire une usine. et reprend les installations de la société Olivier, une autre société "Les Ciments Lyonnais" donne une nouvelle extension en créant d'important bâtiments avec fours à chaux, broyeurs et silos stockeurs. Ce développement industriel permis à de nombreux ouvriers italiens immigrés d'obtenir un travail et de vivre dans la région comme manoeuvres, employés, carriers, voituriers, etc...(beaucoup ont fait souche sur la commune)

L'usine des Ciments Lyonnais

(au premier plan la cantine des ouvriers)

La carrière de Cornelle

Elle voit  son activité se développer rapidement grâce à un premier raccordement ferroviaire au tramway de la ligne Saint-Jean-le-Vieux – Jujurieux, l’origine de cette jonction se situant au Pont du Riez (accès à l’usine de la Roche Noire) – puis une extension jusqu’aux Barattes. Il fallut exploiter un nouveau gisement à Cornelle et pour cela amener la pierre à l'usine des Barattes. Ceci fut fait par une ligne à écartement de 60 cm, longeant la route et de nombreux wagonnets tirés d'abord par des mules puis par un locotracteur électrique à accumulateurs.   

La seconde Guerre mondiale met un terme à cette période de prospérité indéniable. En dépit de l’effort de reconstruction après 1945, l’usine va vivoter jusqu’à sa fermeture en 1952. Seuls vont subsister : le bâtiment administratif, la cantine et un autre édifice transformés en habitation et les silos qui serviront pendant un temps à l’entreprise Eymeriat de Saint-Jean-le-Vieux pour du stockage de grain. L’usine redevenue un élément de stockage de chaux est vendue à un particulier en 2010.

 

Un souvenir inoubliable de cette époque reste fixé sur la pellicule du film (restauré depuis par l'institut Lumière), tourné en muet par Charles Vanel en 1929 : "Dans la Nuit".

A proximité et après quelques virages sur la route menant à Cornelle, on peut voir au bord de la route du côté droit, la cascade des Barattes

Le numéro 32 de Rail et Industrie comporte un article important sur les Usines de la vallée du Riez