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[Cliché Philippe Somville]
Situé sur la hauteur (début du massif du Jura géographique), dominé par la croix des Quatre Chênes, légèrement au dessus de la plaine de l'Ain, le village a été certainement conçu dans une optique défensive et à connu une extension vers la plaine. L’accès au village se fait par plusieurs côtes. Ce dernier est traversé par la rue principale qui relie la mairie à l'église et qui se prolonge par la rue Claude Joseph Bonnet vers Cucuen. A ses pieds coule le Riez. Les maisons y sont pour la majorité en pierres calcaire, dorées provenant de carrières sur la commune (voir la carte). Selon les époques l’appareillage évolue; les maisons les plus anciennes sont construites en pierre non taillée liées à la chaux et au sable. Au fil du temps la plupart ont des parpaings réguliers, les encadrements et les angles sont souvent taillés dans une pierre blanche tirée des carrières de Chenavel. Avec le début des années 60, des villas se construiront à la périphérie et dans certains hameaux, apparaîtront des immeubles inappropriés à l'environnement. Avec les années 80 le lotissement entrera de plein pied dans le village. Actuellement: Population recensée en 2008: 2022, altitude minimale: 242 m, maximale: 633 m, intercommunalité: CC Bugey - Vallée de l'Ain. Dép. 12, Dép. 36, GR 59. La commune de Jujurieux couvre plus de 1539 hectares [Insee:01199] dont 508 sont boisés. La forêt communale soumise au régime forestier, représente près de 9% du territoire
L'abondance des châteaux sur le territoire de la commune de Jujurieux et dans ses alentours est certes due à l'attirance exercée depuis longtemps par les gracieuses collines d'un paysage de piémont, mais il s'explique aussi par la conjonction de deux phénomènes historiques. Le premier fut celui des maisons fortes que le système vassalique favorisa jadis (la Tour des Echelles, la Tour d'Hauterive, par exemple, sont - la forme même de leur appellation l'indique - d'anciennes maisons fortes) et qui se multiplièrent aux alentours du château comtal de Varey. Et il y eut le phénomène plus récent des châteaux de l'industrie, favorisés au XIXe siècle par l'essor de la soierie et par le désir bien connu des nouveaux notables d'adopter les anciens signes extérieurs de noblesse. |